On a testé… relancer Windows 95

02/10/2018 – 09h22

Un développeur a publié une version du célèbre système d’exploitation pouvant fonctionner sur nos ordinateurs actuels. L’occasion d’un voyage dans le passé.

Un après-midi de septembre. Le ciel gris déverse de gros nuages sur Paris. Les premiers manteaux ont fait leur apparition. Les bureaux se repeuplent. C’est la rentrée. Quel meilleur moment pour faire tourner Windows 95 sur son ordinateur ?

L’idée parait incongrue… car on parle bien, ici, de la rentrée 2018. Mais le projet est réalisable, facilement, sur nos machines modernes grâce au travail de Félix Rieseberg. Ce développeur, qui vit à San Francisco, a publié le 23 août un portage de Windows 95 sur sa page Github. Curieux et nostalgiques peuvent y télécharger une application Windows 95 en fonction de leur ordinateur actuel (pour Windows 7 ou 10 version 32 bits ou 64 bits, pour macOS Sierra, etc.).

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Felix Rieseberg@felixrieseberg

I put Windows 95 into an Electron app that now runs on macOS, Windows, and Linux. It’s a terrible idea that works shockingly well. I’m so sorry.

Go grab it here: https://github.com/felixrieseberg/windows95/releases 

Ces applications « standalone », qui ont pris à Félix Rieseberg « environ un jour » de développement, ne nécessitent pas d’installation particulière. Elles renferment « exactement les mêmes fichiers que dans le Windows 95 des années 1990 », explique-t-il au Monde, en parlant d’une « petite expérience » pour faire fonctionner un système d’exploitation entier de la sorte.

Sur Github, le développeur indique que 99,999 % du travail avait déjà été fait dans le cadre du projet v86, qui fait tourner Windows 98 dans une page de navigateur Web. Ancien de Microsoft, Félix Rieseberg a simplement intégré ce projet dans une application à télécharger à part, fonctionnant dans l’environnement de développement Electron – un cadre technique qu’il manie habituellement pendant ses horaires de bureau chez Slack. Faire tourner Windows 95 sous Electron est une suite logique de sa carrière, réalisée « surtout pour le fun. Je voulais voir si c’était possible, alors j’ai essayé. »

« Petit voyage dans le passé »

On se dit la même chose en lançant ce Windows 95. Un double clic, un menu succinct qui nous demande si on veut « insérer une disquette » ou simplement « démarrer Windows ». Des lignes de commande blanches défilent. Apparaît le célèbre écran de chargement carré, aux couleurs bleues, avec quelques nuages. Un sablier indique que le bureau est en train de se charger. Quelques icônes pixelisées, une barre de menu grise en pied d’écran. Une souris qui se déplace légèrement en retard, des clics qui mettent parfois plusieurs secondes à déclencher l’action voulue. Le sentiment est d’avoir un espace graphique à la genèse des standards de Windows (menu Démarrer, les icônes, le panneau de configuration), qui serait toutefois fatigué par le poids de son âge vénérable.

Pas de doute, nous y sommes. On se surprend à explorer des « menus » que l’on n’avait pas vus de la sorte depuis longtemps, évoquant un ressenti d’il y a plus de vingt ans, en explorant un ordinateur pour la première fois grâce à une souris ouvrant des « fenêtres ».

Les menus de Windows 95.

« Beaucoup de gens m’envoient des photos d’eux en train de jouer au Démineur, en me disant qu’ils adorent ce petit voyage dans le passé », note avec plaisir Félix Rieseberg. Au-delà du fun, le développeur met en avant l’intérêt éducatif du projet, afin de permettre aux plus jeunes générations de voir – et de comprendre – comment l’informatique existait dans les années 1990. « Les services juridiques de Microsoft ne m’ont pas contacté, assure-t-il. Dans le passé, Microsoft a le plus souvent gentiment regardé ailleurs pour ce genre de projet à vertu éducative. Mais s’ils veulent que je l’enlève d’Internet, je le ferai sans discuter. »

Son Windows 95 pourra d’ici là servir dans des cours d’histoire de l’informatique, ou pour démontrer à de jeunes impatients que non, la tablette de papa n’est pas « lente ». Cela pourra passer par des parties de Démineur, de Solitaire, ou encore des dessins sur un Paint (RIP) extrêmement simple, mais qui répond à ce qu’on lui demande.

Œuvre libre réalisée sous Paint de Windows 95.

Si, sur Windows 7, l’application Windows 95 de Félix Rieseberg est très fluide, les temps de chargement ont été pour nous plus capricieux sur un Macbook. Seule « ombre » au tableau : l’impossibilité de surfer sur Internet au sein de ce Windows 95. Lancer l’une des premières versions de Microsoft Internet Explorerne conduit qu’à des messages d’erreur. Ce qu’on comprend aisément, pour des questions de connexion réseau au sein de l’application Windows 95, ou d’incompatibilité entre l’Internet moderne et un navigateur développé en 1995.

Cette application est, pourtant, un document d’archive. L’apparition d’Internet Explorer par défaut dans Windows 95, système d’exploitation qui sera vendu à plus de 100 millions d’exemplaires, a sans doute permis de populariser Internet dans de nombreux foyers.

Planter. Redémarrer. Scan Disk.

Contrairement à d’autres résurrections de Windows 95 qui avaient eu lieu directement dans Chrome ou Firefox (comme celle sortie pour les vingt ans du système d’exploitation, ou le « jeu » simulant une journée de travail façon Windows 95), la version proposée par Félix Rieseberg fonctionne à partir d’une « image » du système d’exploitation, accessible et modifiable sur son disque dur. Elle permet de sauvegarder ses fichiers et sa configuration (fond d’écran à nuages, économiseur d’écran labyrinthique…) et de les retrouver lorsqu’on relance Windows.

Elle ouvre également la possibilité d’y ajouter des fichiers et applications compatibles avec Windows 95, pour peu qu’on en dispose. On pense tout de suite aux jeux vidéo. Comme le rappelle un article de Forbes, le succès de Windows 95 a aussi largement permis l’essor des jeux sur PC, grâce à l’arrivée de Direct X comme solution de développement et d’affichage sur tous types de configurations matérielles.

Doom pour Windows 95.

Nos premières tentatives pour répondre à la promesse de faire tourner une copie d’époque de Doom 95 ont toutefois misérablement échoué. La faute à… un affichage d’écran trop large, comme nous l’a appris un tutoriel sur YouTube.

Pour y parvenir, il a fallu passer l’écran de notre Windows 95 en mode 256 couleurs et résolution de 640 x 480 pixels. La suite signa le grand retour d’un tube oublié des années 1990 : redémarrer-planter-scandisk-bureau-planter-redémarrer-scandisk-etc. La seule fois où nous avons réussi à obtenir la configuration demandée, puis à jouer à Doom 95, il a fallu attendre une dizaine de minutes, sans rien toucher, devant le regard interloqué de collègues pressés de partir à la cantine.

Pendant ce temps-là, nous sommes retournés sur notre smartphone pour consulter divers messages reçus, y répondre avec des GIF tout en écoutant de la musique avec un casque Bluetooth, et tout ça sur un écran tactile aux couleurs vives. Le contraste entre l’interface lente et sobre de Windows 95 fut saisissant. Et nous poussera à envoyer un conseil à notre adolescence des années 1990, piégée face à un « écran bleu de la mort » : patience, dans vingt ans, tout ira mieux.

Source : LE MONDE |Par Michaël Szadkowski

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FUITE D’AIR DANS L’ISS : UN TROU DE 2 MM, QUELS RISQUES ?

12/09/2018 – 09h26

Les contrôleurs au sol ont détecté une fuite d’air dans la Station spatiale internationale le 30/08 dernier. Rapidement localisé par les 6 astronautes à bord, l’orifice a été immédiatement colmaté.

Fait rarissime, une infime baisse de pression a été détectée à bord de l’ISS et signalée aux astronautes le 30 août 2018, au petit matin, par les centres de contrôle de Houston et de Moscou. Après quelques min de recherche grâce à l’appareil de détection de fuite à ultrasons (Ultrasonic leak detector), l’équipage a découvert un petit trou de 2 mm de diamètre dans la coque du module orbital du vaisseau Soyouz MS-09. L’engin est amarré à l’ISS depuis le 6 juin dernier, date d’arrivée de 3 nouveaux astronautes. L’équipage a rapidement rebouché l’orifice à l’aide de résine d’époxy, à solidification rapide. L’origine du problème reste indéterminée même s’il pourrait, à priori, s’agir d’un trou de perceuse avec des traces caractéristiques de mandrin. Peut-être l’erreur d’un technicien pendant l’assemblage du vaisseau sur Terre…

MAIS QUELS SONT LES RISQUES ENCOURUS PAR LES ASTRONAUTES À BORD DE L’ISS ?

Si un gros objet parvenait à traverser la carlingue renforcée de l’ISS, les astronautes subiraient ce qu’on appelle un accident de dépressurisation. En effet, comme dans un avion, l’intérieur de la station est maintenu à une pression proche de la pression terrestre au niveau de la mer, soit 1 bar, de sorte que les astronautes puissent respirer normalement. Ceci n’est possible que si la station reste parfaitement étanche. En cas de trou ou de fissure, l’air s’échappe inexorablement car à l’extérieur, c’est le vide spatial. L’astronaute français, Thomas Pesquet, rappelait encore récemment :

Ce que l’on craint le plus, à bord de la station, c’est le feu, une atmosphère toxique et l’accident de dépressurisation !

Il faut se souvenir que le 30 juin 1971, trois cosmonautes russes de l’équipage Soyouz 11 ont péri après un séjour de 3 semaines à bord de la station Saliout 1. Au moment du retour sur Terre, une valve s’était ouverte accidentellement lors de la séparation du module de service laissant s’échapper l’air de l’habitacle dans l’espace et rappelant à tous que le vol spatial restait une activité à haut risque.

QUE FAIRE S’IL N’Y A PLUS D’AIR DANS LA STATION ?

Pas de panique, avec ce petit trou de 2 mm de diamètre, les astronautes de l’ISS avaient encore 18 jours d’oxygène devant eux. Mais plus le trou est grand, plus l’air s’échappe vite. Là encore, tout a été prévu par les concepteurs de la station : « En cas d’urgence absolue, on a la possibilité de rejoindre les Soyouz qui sont en permanence amarrés à la station et de redescendre rapidement (il y a toujours autant de places de secours dans les vaisseaux Soyouz amarrés à la station que d’astronautes à bord, soit 6 actuellement, réparties dans 2 vaisseaux, NDLR). En 20 min, on peut être à bord du Soyouz et, une fois séparés de l’ISS, il faudra environ 24 h pour être de retour sur Terre. »

Petit trou de 2 mm de diamètre dans la coque du module orbital du vaisseau Soyouz MS-09 incrimié dans la fuite d’air de l’ISS détectée le 30/08/18. Crédits : NASA.

Emplacement du vaisseau Soyouz MS-09 actuellement amarré à l’ISS. Crédits : NASA.

Thomas Pesquet tenant un extincteur de l’ISS. Crédits : NASA/ESA.


QUE FAIRE EN CAS D’INCENDIE DANS LA STATION ?

Des feux pourraient se déclencher derrière les panneaux, les racks d’expérimentation, sans qu’on s’en rende compte

Petite balade à 360° dans l’ISS. Crédits : Google Maps/Google Earth.

« La station est bardée d’électronique, indique Thomas Pesquet. Des feux pourraient se déclencher derrière les panneaux, les racks d’expérimentation, sans qu’on s’en rende compte. Mais il y a des capteurs dans tous les coins. En cas de feu, une alarme retentirait immédiatement. Ensuite, il y a des extincteurs soit à base de CO2 soit à base de vapeur d’eau dans la station. Enfin, en cas de feu incontrôlable, direction le Soyouz de secours pour quitter la station est revenir indemne sur Terre. » Espérons qu’une telle mésaventure n’arrivera jamais. Parfois cependant, les astronautes doivent se réfugier dans le Soyouz de secours lorsque des débris spatiaux menacent d’entrer en collision avec l’ISS. La dernière mise à l’abri de précaution a eu lieu en 2011 mais les 6 astronautes ont pu regagner sans danger l’intérieur de la station une fois les débris évités (ils étaient passés à seulement 250 m de distance).

Source : https://spacegate.cnes.fr/fr/fuite-dair-dans-liss-un-trou-de-2-mm-quels-risques

Ou en est Aeolus ?

24/08/2018 – 16h

Jours critiques pour Aeolus

MISSION DE VENT PRÊTE POUR LA PROCHAINE PHASE

24 août 2018Ayant travaillé 24 heures sur 24 depuis le lancement d’Aeolus mercredi, les équipes du centre de contrôle de l’ESA en Allemagne ont déclaré aujourd’hui que la première phase critique de la mission éolienne de l’Europe était terminée.

Aeolus: la mission éolienne de l’ESA

Le satellite Aeolus a été lancé sur une fusée Vega dans la soirée du 22 août depuis le port spatial d’Europe à Kourou, en Guyane française. Avec une masse au lancement de 1360 kg, dont 266 kg de carburant, Aeolus sera le premier satellite à mesurer directement les vents de la Terre depuis l’espace.

Portant l’un des instruments les plus sensibles jamais mis en orbite – Aladin , un lidar éolien Doppler – Aeolus fournira des informations essentielles sur la vitesse du vent dans le monde entier. Cette information devrait améliorer les prévisions météorologiques, car le vent joue un rôle complexe et crucial dans les systèmes météorologiques mondiaux.

Emporté par le vent

Reel aeolus

Initialement prévu pour être lancé le 21 août, le décollage a été retardé de 24 heures, car, ironiquement, des vents violents signifiaient qu’il était dangereux de lancer le satellite.

Les observations des vents rares autour du site de lancement près de l’océan des Caraïbes du Sud signifient que les prévisions moyennes dans la région sont moins précises que dans les régions plus peuplées, soulignant la nécessité de modèles de vent plus avancés.

Malgré le retard, Aeolus a été mis en orbite à l’altitude souhaitée de 320 km par une fusée Vega, à peine 54 minutes et 57 secondes après le décollage.

Une fois en orbite, Aeolus s’est séparé du lanceur Vega et a commencé son voyage en vol libre, dépliant ses panneaux solaires, tournant son antenne radio vers la Terre et envoyant des signaux aux stations terrestres en Australie et en Antarctique pour signifier que tout va bien.

Éole ouvre des ailes solaires

Le 23 août, à 00h15, un premier signal radio d’Aeolus a été capté par une antenne spéciale lanceur baptisée NNO-2 sur la station New Norcia de l’ESA en Australie – la plus récente du réseau d’antennes de l’agence.

Ce premier simple «salut» a été suivi à peine 15 minutes plus tard par la liaison de données officielle établie à la station satellite norvégienne Troll en Antarctique. Grâce à cette liaison de données complète, les équipes de mission d’ESOC ont pu envoyer des commandes au satellite et recevoir les données qu’il collectera.

Jours décisifs

ESOC prend le contrôle d’Aeolus

Après la séparation, les phases critiques de lancement et de démarrage en orbite (LEOP) se sont déroulées 24 heures sur 24 et les contrôleurs de vol, ingénieurs satellites et experts en dynamique du vol allumaient progressivement les différents systèmes de contrôle du satellite.

« Le satellite est particulièrement vulnérable pendant le LEOP; il est en passe de devenir pleinement fonctionnel, mais doit encore réagir aux aléas de l’espace », explique le directeur des vols, Pier Paolo Emanuelli.

« Tous les débris spatiaux en maraude sur l’orbite d’Aeolus pourraient déclencher une manœuvre d’évitement de collision soudaine – une opération complexe dans le meilleur des cas, mais plus encore dans les tous premiers temps de l’espace. »

Paolo Ferri, chef des opérations de mission à l’ESA, a décrit cette étape importante: « La fin de la phase de lancement et d’orbite précoce et la transition vers la mise en service en orbite constituent un chapitre essentiel de la vie d’Eole. »

« Ces étapes cruciales signifient que le vaisseau spatial sera bientôt prêt à mesurer le vent sur Terre depuis l’espace, transmettant ces données précieuses et très nécessaires aux scientifiques sur Terre. »

Les équipes de contrôle de vol ont guidé le satellite pendant cette période de tension, veillant à ce que Aeolus soit configuré en toute sécurité et prêt pour sa prochaine étape: la mise en service en orbite.

Mise en service de la mission éolienne

Profil des vents du monde

Pendant la phase de mise en service d’un satellite, les contrôleurs la poussent légèrement pour optimiser sa position en orbite et effectuer des tests pour assurer la santé de ses instruments. Cette étape est unique pour chaque satellite et devrait durer plusieurs mois pour Aeolus.

Le principal objectif de mise en service d’Aeolus est de vérifier, calibrer et comprendre le comportement de tous les systèmes embarqués dans l’espace. La pièce maîtresse absolue de ce nouveau satellite de l’ESA sera l’allumage et la première lumière de l’instrument hypermoderne Aladin lidar.

Une fois cela fait, le véritable défi sera d’étalonner, de caractériser et de régler l’instrument, pour finalement pouvoir travailler à mesurer les vents de la Terre.

Rune Floberghagen, responsable de la mission Aeolus, ajoute: « Aeolus, un véritable explorateur de la Terre, entre maintenant dans une nouvelle phase. Nous avons une mission formidable à accomplir et toutes les équipes impliquées sont enthousiastes et prêtes à recevoir les premières mesures lidar Doppler depuis l’espace. « 

 

Source: https://www.esa.int/Our_Activities/Operations/Wind_mission_ready_for_next_phase

Revue du web #116 spéciale robotique : les 6 vidéos les plus étonnantes

08/08/2018 – 09h13

Ce mois-ci dans la revue du web : un robot pour capturer les créatures des abysses, des mains robotiques aussi agiles que les nôtres, le robot centaure qui sauve des vies, les progrès de Cheetah 3…

Un robot pour capturer les créatures des abysses…

Des chercheurs américains ont créé un bras robotisé capable de capturer sans blesser des organismes qui vivent dans les profondeurs des océans.

Testé jusqu’à 700 mètres, le robot pourrait en théorie résister à la pression jusqu’à 11 kilomètres de profondeur.

L’étude vient d’être publiée dans la revue Science Robotics.

https://player.vimeo.com/video/277539747

Des mains robotiques aussi agiles que les nôtres ?

Des ingénieurs de la Silicon Valley travaillent actuellement sur les mains robotisées.

Leur but : se rapprocher le plus possible des mains humaines.

Le robot centaure qui sauve des vies

Des chercheurs italiens se sont inspirés de la mythologie grecque pour imaginer un robot sauveteur, capable d’intervenir lors d’effondrements ou de catastrophes nucléaires.

Cheetah 3 : en fait, ce robot n’a même pas besoin de voir !

Le MIT vient de présenter sa nouvelle prouesse : Cheetah 3 monte les escaliers, saute et se déplace partout… sans rien voir.

Le secret : deux algorithmes, un algorithme de « détection au contact », et un « modèle prédictif de contrôle ».

Robots en kit : initiation à la robotique

Pour faciliter l’initiation à la robotique, rien de tel qu’un robot flottant télécommandé !

Le projet Waterbot est en ce moment sur la plateforme de crowfunding Kickstarter !

Ce robot livre déjà vos colis (si vous habitez Pékin)

Le robot livreur, qui vous apporte vos repas, circule en ce moment dans les rues de Pékin à une vitesse moyenne de 3 km/h, une vitesse peu impressionnante, certes, mais un service apprécié.

Pour autant, ne vous attendez pas à ce qu’il monte jusqu’à chez vous, le robot livreur préfère vous attendre devant l’immeuble, chargé de votre commande. Pour la récupérer, cliquez sur le lien reçu par mail !

Source : Iris Borel dans Informatique et Numérique

La NASA diffuse les plans pour construire votre propre robot explorateur

Vous avez toujours rêvé d’avoir votre propre rover explorer les contrées inexplorées de votre jardin ? Vous êtes fana de technologie spatiale ? Vous avez déjà tenté d’assembler Wall-E sans succès ? Aucun problème, la NASA a diffusé en open source les plans de construction d’un mini-rover ROV-E à des fins ludiques.

Il y a presque deux ans, la NASA sortait Mars Rover Game, un jeu directement développé par l’agence spatiale pour impliquer le grand public dans les aventures du rover Curiosity sur Mars. Cette fois-ci, c’est un cadeau plus impressionnant encore que délivre le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA : l’opportunité d’assembler son propre rover.

Le laboratoire a donc conçu un Curiosity plus petit et plus simple à assembler pour permettre à chacun de l’observer dans ses moindres détails. Un projet destiné aux amateurs et étudiants. Les plans de construction, codes et la liste des matériaux nécessaires ont donc été délivrés via l’Open Source Rover.

Pour les plus fins cerveaux, il est même possible d’améliorer la version proposée par JPL, en intégrant par exemple des moteurs pour donner plus de vitesse à l’engin, mais moins de puissance pour traverser des obstacles. C’est là tout l’intérêt de l’open source, qui permet à chacun de proposer ses améliorations pour customiser la version originale du rover et en faire bénéficier toute la communauté.

Il faudra réunir 2500$ et compter au moins 200 heures de travail pour assembler le robot à l’échelle 1/6ème du véritable Curiosity. La temps de construction “pourrait être significativement plus élevé” selon les connaissances et compétences des différentes personnes impliquées dans son montage, précise JPL. Une fois sur pied, la version mini de Curiosity pèse un peu plus de 11 kilos et mesure 60 centimètres sur 30. On est donc bien loin du robot explorateur de Mars de 900 kilos.

Pour le commander, n’importe quel moyen pouvant communiquer avec l’ordinateur miniature Raspberry Pi peut convenir. Autrement dit, via bluetooth, WiFi, USB, avec une manette Xbox, une appli Android, etc.

 

Source : http://geeko.lesoir.be/

Renegade Elite : un Raspberry Pi plus puissant, avec USB-C et 4K pour les gamers

le 04 juillet 2018 – 15h09

renegade-elite-computerUn Raspberry Pi plus puissant, avec USB-C et 4K ça vous tente ? Le Renegade Elite devrait vous plaire. Cette alternative au plus célèbre des nano-ordinateurs est sans doute la plus puissante du marché. Plus chère (100 dollars), elle devrait séduire les amateurs de vidéos 4K et surtout de gaming.

Libre Computer est sans doute une société que vous ne connaissez pas. Pourtant, cette firme chinoise vient d’annoncer un produit qui devrait longtemps faire parler de lui dans le monde des bidouilleurs. Le Renegade Elite est une alternative au Raspberry Pi, le plus célèbre des nano-ordinateurs. Ces PC à l’apparence d’un circuit imprimé de la taille d’une carte de crédit connaissent un succès fou auprès des passionnés de tech, de programmation ou des bidouilleurs.

Malgré son succès, le Rapsberry Pi n’est pas sans défaut. Il n’est pas recommandé par exemple pour visionner des contenus 4K ou pour jouer à des jeux exigeants graphiquement. Le Raspberry Pi 3 B+, dernière version sortie, n’intègre qu’un processeur 4 coeurs (Cortex-A53), un GPU VideoCore et 1 Go de RAM. A côté, la fiche technique du Renegade Elite fait saliver.

Renegade Elite : le Raspberry Pi pour gamers

Avec son processeur hexacore (2 x Cortex-A72 et 4 x Cortex-53) le Renegade Elite surclasse ses concurrents. Couplé à un GPU Mali-T860 MP4 et 4 GB de RAM, il est l’un des nano-ordinateurs les plus puissants du marché (sinon le plus puissant). Avec une telle fiche technique, le Renegade Elite est capable d’afficher des contenus en 4K avec un très bon framerate. Le dernier Raspberry Pi en est aussi capable mais le framerate est très faible. Avec le Renegade Elite, visionner vos contenus 4K sur votre TV ou rétroprojecteur ne devrait pas être un souci.

Mais ce sont surtout les gamers qui devraient trouver leur bonheur avec ce Renegade Elite. Le nano-ordinateur, contrairement au Raspberry Pi, est capable de faire tourner des jeux aux exigeances graphiques élevées. Les fans de retrogaming devraient également y trouver leur compte puisiqu’ils pourront créer une vraie solution d’émulation avec ce Renegade Elite. Si vous fabriquez votre propre borne d’arcade, c’est le nano-ordinateur qu’il vous faut.

Pour le reste, le Renegade Elite intègre 3 ports USB 2.0, 1 port HDMI, 2 ports USB-C, un port microSD, une interface eMMC et un récepteur infrarouge. Libre Computer a lancé une campagne de financement sur IndiegogoLe Renegade Elite y est disponible au prix de 100 dollars. Plus puissant, mais aussi plus cher que le Raspberry Pi 3 proposé à 35 dollars seulement. Libre Computer propose également des kits moins puissants à un prix comparable à celui du Raspberry Pi 3.

 

Source :  ROMAIN VITT –
http://www.phonandroid.com/renegade-elite-raspberry-pi-plus-puissant-pour-gamers.html

 

WWDC 2018 : macOS se dote (enfin) d’un mode sombre

Le 05 juin 2018 – 13h58

Apple présente Mojave, la nouvelle version de macOS, lors de sa conférence annuelle WWDC. Et le mode sombre fait partie des nouveautés apportées par cette version du système d’exploitation. Une API est également à disposition des développeurs qui souhaitent implémenter ce mode sur leurs applications pour Mac.

Hier, lors de l’ouverture de la WWDC, la messe annuelle d’Apple pour les développeurs, la firme de Cupertino a levé le voile sur les nouveautés à venir pour ses produits. Et parmi ces nouveautés, il y a Mojave, la nouvelle version de macOS. Celle-ci est disponible pour les développeurs dès aujourd’hui, arrivera en beta publique ce mois de juin et sera déployés pour le grand public cet automne.

Un mode sombre pour le système d’exploitation d’Apple

L’une des fonctionnalités apportées par macOS Mojave est le mode sombre. Comme l’explique la firme de Cupertino dans un billet de blog, « Les utilisateurs de macOS Mojave peuvent passer en mode sombre pour transformer leur bureau en un jeu de couleurs sombre, mettant l’accent sur le contenu de l’utilisateur lorsque les contrôles se retirent en arrière-plan. Les utilisateurs peuvent basculer entre un bureau léger et sombre, et les applications Mac intégrées telles que le courrier, les messages, les cartes, le calendrier et les photos incluent toutes des conceptions en mode sombre ». Il sera également possible de basculer automatiquement vers le mode sombre en fonction de l’heure. Et pour les développeurs qui souhaitent implémenter ce mode sur leurs applications macOS, Apple a également mis en place une API pour celui-ci.

Le mode sombre permet de moins se fatiguer les yeux lorsqu’on travaille longtemps sur un ordinateur, mais également de se concentrer sur le contenu principal présenté sur l’écran.

Source : PAR  SUR  

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