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Revue du web #116 spéciale robotique : les 6 vidéos les plus étonnantes

08/08/2018 – 09h13

Ce mois-ci dans la revue du web : un robot pour capturer les créatures des abysses, des mains robotiques aussi agiles que les nôtres, le robot centaure qui sauve des vies, les progrès de Cheetah 3…

Un robot pour capturer les créatures des abysses…

Des chercheurs américains ont créé un bras robotisé capable de capturer sans blesser des organismes qui vivent dans les profondeurs des océans.

Testé jusqu’à 700 mètres, le robot pourrait en théorie résister à la pression jusqu’à 11 kilomètres de profondeur.

L’étude vient d’être publiée dans la revue Science Robotics.

https://player.vimeo.com/video/277539747

Des mains robotiques aussi agiles que les nôtres ?

Des ingénieurs de la Silicon Valley travaillent actuellement sur les mains robotisées.

Leur but : se rapprocher le plus possible des mains humaines.

Le robot centaure qui sauve des vies

Des chercheurs italiens se sont inspirés de la mythologie grecque pour imaginer un robot sauveteur, capable d’intervenir lors d’effondrements ou de catastrophes nucléaires.

Cheetah 3 : en fait, ce robot n’a même pas besoin de voir !

Le MIT vient de présenter sa nouvelle prouesse : Cheetah 3 monte les escaliers, saute et se déplace partout… sans rien voir.

Le secret : deux algorithmes, un algorithme de « détection au contact », et un « modèle prédictif de contrôle ».

Robots en kit : initiation à la robotique

Pour faciliter l’initiation à la robotique, rien de tel qu’un robot flottant télécommandé !

Le projet Waterbot est en ce moment sur la plateforme de crowfunding Kickstarter !

Ce robot livre déjà vos colis (si vous habitez Pékin)

Le robot livreur, qui vous apporte vos repas, circule en ce moment dans les rues de Pékin à une vitesse moyenne de 3 km/h, une vitesse peu impressionnante, certes, mais un service apprécié.

Pour autant, ne vous attendez pas à ce qu’il monte jusqu’à chez vous, le robot livreur préfère vous attendre devant l’immeuble, chargé de votre commande. Pour la récupérer, cliquez sur le lien reçu par mail !

Source : Iris Borel dans Informatique et Numérique

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La NASA diffuse les plans pour construire votre propre robot explorateur

Vous avez toujours rêvé d’avoir votre propre rover explorer les contrées inexplorées de votre jardin ? Vous êtes fana de technologie spatiale ? Vous avez déjà tenté d’assembler Wall-E sans succès ? Aucun problème, la NASA a diffusé en open source les plans de construction d’un mini-rover ROV-E à des fins ludiques.

Il y a presque deux ans, la NASA sortait Mars Rover Game, un jeu directement développé par l’agence spatiale pour impliquer le grand public dans les aventures du rover Curiosity sur Mars. Cette fois-ci, c’est un cadeau plus impressionnant encore que délivre le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA : l’opportunité d’assembler son propre rover.

Le laboratoire a donc conçu un Curiosity plus petit et plus simple à assembler pour permettre à chacun de l’observer dans ses moindres détails. Un projet destiné aux amateurs et étudiants. Les plans de construction, codes et la liste des matériaux nécessaires ont donc été délivrés via l’Open Source Rover.

Pour les plus fins cerveaux, il est même possible d’améliorer la version proposée par JPL, en intégrant par exemple des moteurs pour donner plus de vitesse à l’engin, mais moins de puissance pour traverser des obstacles. C’est là tout l’intérêt de l’open source, qui permet à chacun de proposer ses améliorations pour customiser la version originale du rover et en faire bénéficier toute la communauté.

Il faudra réunir 2500$ et compter au moins 200 heures de travail pour assembler le robot à l’échelle 1/6ème du véritable Curiosity. La temps de construction “pourrait être significativement plus élevé” selon les connaissances et compétences des différentes personnes impliquées dans son montage, précise JPL. Une fois sur pied, la version mini de Curiosity pèse un peu plus de 11 kilos et mesure 60 centimètres sur 30. On est donc bien loin du robot explorateur de Mars de 900 kilos.

Pour le commander, n’importe quel moyen pouvant communiquer avec l’ordinateur miniature Raspberry Pi peut convenir. Autrement dit, via bluetooth, WiFi, USB, avec une manette Xbox, une appli Android, etc.

 

Source : http://geeko.lesoir.be/

Renegade Elite : un Raspberry Pi plus puissant, avec USB-C et 4K pour les gamers

le 04 juillet 2018 – 15h09

renegade-elite-computerUn Raspberry Pi plus puissant, avec USB-C et 4K ça vous tente ? Le Renegade Elite devrait vous plaire. Cette alternative au plus célèbre des nano-ordinateurs est sans doute la plus puissante du marché. Plus chère (100 dollars), elle devrait séduire les amateurs de vidéos 4K et surtout de gaming.

Libre Computer est sans doute une société que vous ne connaissez pas. Pourtant, cette firme chinoise vient d’annoncer un produit qui devrait longtemps faire parler de lui dans le monde des bidouilleurs. Le Renegade Elite est une alternative au Raspberry Pi, le plus célèbre des nano-ordinateurs. Ces PC à l’apparence d’un circuit imprimé de la taille d’une carte de crédit connaissent un succès fou auprès des passionnés de tech, de programmation ou des bidouilleurs.

Malgré son succès, le Rapsberry Pi n’est pas sans défaut. Il n’est pas recommandé par exemple pour visionner des contenus 4K ou pour jouer à des jeux exigeants graphiquement. Le Raspberry Pi 3 B+, dernière version sortie, n’intègre qu’un processeur 4 coeurs (Cortex-A53), un GPU VideoCore et 1 Go de RAM. A côté, la fiche technique du Renegade Elite fait saliver.

Renegade Elite : le Raspberry Pi pour gamers

Avec son processeur hexacore (2 x Cortex-A72 et 4 x Cortex-53) le Renegade Elite surclasse ses concurrents. Couplé à un GPU Mali-T860 MP4 et 4 GB de RAM, il est l’un des nano-ordinateurs les plus puissants du marché (sinon le plus puissant). Avec une telle fiche technique, le Renegade Elite est capable d’afficher des contenus en 4K avec un très bon framerate. Le dernier Raspberry Pi en est aussi capable mais le framerate est très faible. Avec le Renegade Elite, visionner vos contenus 4K sur votre TV ou rétroprojecteur ne devrait pas être un souci.

Mais ce sont surtout les gamers qui devraient trouver leur bonheur avec ce Renegade Elite. Le nano-ordinateur, contrairement au Raspberry Pi, est capable de faire tourner des jeux aux exigeances graphiques élevées. Les fans de retrogaming devraient également y trouver leur compte puisiqu’ils pourront créer une vraie solution d’émulation avec ce Renegade Elite. Si vous fabriquez votre propre borne d’arcade, c’est le nano-ordinateur qu’il vous faut.

Pour le reste, le Renegade Elite intègre 3 ports USB 2.0, 1 port HDMI, 2 ports USB-C, un port microSD, une interface eMMC et un récepteur infrarouge. Libre Computer a lancé une campagne de financement sur IndiegogoLe Renegade Elite y est disponible au prix de 100 dollars. Plus puissant, mais aussi plus cher que le Raspberry Pi 3 proposé à 35 dollars seulement. Libre Computer propose également des kits moins puissants à un prix comparable à celui du Raspberry Pi 3.

 

Source :  ROMAIN VITT –
http://www.phonandroid.com/renegade-elite-raspberry-pi-plus-puissant-pour-gamers.html

 

WWDC 2018 : macOS se dote (enfin) d’un mode sombre

Le 05 juin 2018 – 13h58

Apple présente Mojave, la nouvelle version de macOS, lors de sa conférence annuelle WWDC. Et le mode sombre fait partie des nouveautés apportées par cette version du système d’exploitation. Une API est également à disposition des développeurs qui souhaitent implémenter ce mode sur leurs applications pour Mac.

Hier, lors de l’ouverture de la WWDC, la messe annuelle d’Apple pour les développeurs, la firme de Cupertino a levé le voile sur les nouveautés à venir pour ses produits. Et parmi ces nouveautés, il y a Mojave, la nouvelle version de macOS. Celle-ci est disponible pour les développeurs dès aujourd’hui, arrivera en beta publique ce mois de juin et sera déployés pour le grand public cet automne.

Un mode sombre pour le système d’exploitation d’Apple

L’une des fonctionnalités apportées par macOS Mojave est le mode sombre. Comme l’explique la firme de Cupertino dans un billet de blog, « Les utilisateurs de macOS Mojave peuvent passer en mode sombre pour transformer leur bureau en un jeu de couleurs sombre, mettant l’accent sur le contenu de l’utilisateur lorsque les contrôles se retirent en arrière-plan. Les utilisateurs peuvent basculer entre un bureau léger et sombre, et les applications Mac intégrées telles que le courrier, les messages, les cartes, le calendrier et les photos incluent toutes des conceptions en mode sombre ». Il sera également possible de basculer automatiquement vers le mode sombre en fonction de l’heure. Et pour les développeurs qui souhaitent implémenter ce mode sur leurs applications macOS, Apple a également mis en place une API pour celui-ci.

Le mode sombre permet de moins se fatiguer les yeux lorsqu’on travaille longtemps sur un ordinateur, mais également de se concentrer sur le contenu principal présenté sur l’écran.

Source : PAR  SUR  

Le CLOUD Act voté aux USA et le RGPD actif en Europe

le 31 mai 2018 – 13h30

RGPD

Tribune libre par Servane AUGIER, Directrice du développement OUTSCALE, Administrateur HEXATRUST

Le CLOUD Act (Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act) est une loi votée par le Congrès américain afin de faciliter l’obtention pour l’administration américaine de données stockées ou transitant à l’étranger, via notamment les opérateurs et fournisseurs de services en ligne.

Le CLOUD Act a été joint au projet de loi sur le budget fédéral (le Consolidated Appropriations Act, 2018) et adopté sans examen spécifique (c’est-à-dire directement intégré dans le texte de la loi de finances), avant d’être promulgué le 23 mars 2018.

Le Département de la Justice, dans l’affaire qui l’oppose à Microsoft concernant l’exploitation du contenu d’une boîte email d’un utilisateur en Irlande, a invoqué l’adoption du CLOUD Act pour réquisitionner de fait ces données. Cette décision inédite, qui oblige désormais les entreprises américaines à fournir les données de leurs utilisateurs stockées à l’étranger a reçu un accueil favorable chez Microsoft, comme chez d’autres géants du web, qui se sont tous réjouis de l’avènement d’un tel paradigme législatif.

Le CLOUD Act entre ainsi en contradiction avec les dispositions du RGPD  en Europe (Règlement Général sur la Protection des Données, règlement UE 2016/679), notamment les articles 44 et suivants et spécialement l’article 48 sur les « Transferts ou divulgations non autorisés par le droit de l’Union » qui dispose que « Toute décision d’une juridiction ou d’une autorité administrative d’un pays tiers exigeant d’un responsable du traitement ou d’un sous-traitant qu’il transfère ou divulgue des données à caractère personnel ne peut être reconnue ou rendue exécutoire de quelque manière que ce soit qu’à la condition qu’elle soit fondée sur un accord international […] ».

EU-RGPD-2018

Notre position
Dans un contexte grandissant de protection des données personnelles et de la promotion d’un Cloud de Confiance européen, le CLOUD Act marque un retour en arrière et une forme d’ingérence numérique que nul ne peut désormais ignorer.

En effet, le CLOUD Act donne la possibilité à une puissance étrangère, en l’occurrence les Etats-Unis d’Amérique, d’accéder aux données dès lors qu’elles sont hébergées par des Cloud Providers américains, sans que les utilisateurs en soient informés, quand bien même ces données seraient stockées en France ou concerneraient un ressortissant européen, et ce sans passer par les tribunaux.

Cette situation est alarmante et dénoncée par de nombreuses organisations comme Electronic Frontier Foundation, American Civil Liberties Union, Amnesty International et Human Rights Watch6. Elle entraîne des risques liés à l’espionnage industriel, la sécurité nationale, la propriété intellectuelle, la protection des données personnelles et doit donc être connue du grand public et des utilisateurs.

Dans ce cadre, le stockage comme brique essentielle de la maitrise de la chaine de confiance de la donnée ne peut pas être aveuglément laissé à des acteurs soumis à des législations en contradiction avec les lois et valeurs européennes. La solution est simple, se tourner vers les nombreux acteurs offrant des alternatives souveraines, c’est-à-dire non seulement implantées en France, mais aussi et surtout de droit français.

Ces acteurs, cloud providers, éditeurs, conseils, intégrateurs, apportent un état de l’art dans leurs métiers et présentent un très haut niveau d’expertise certifiés par l’ISO 27001:2013, ou par des qualifications en cours auprès de l’ANSSI (SecNumCloud).

Source :  Bruno C.   

Gaia nous donne les clés de la Voie lactée

Le 19 mai 2018 – 13h03

Dans cette édition de Space, nous sommes à l’Observatoire de Paris pour rencontrer des astronomes travaillant sur Gaia : cette mission unique a déjà permis d’étudier plus d’un milliard d’étoiles de la Voie lactée dans l’idée à terme, de résoudre quelques-uns des mystères de notre galaxie.

Frédéric Arenou, ingénieur de recherche au CNRS, fait partie des quelques centaines de scientifiques qui fouillent dans la quantité astronomique de nouvelles données fournies par le télescope spatial européen Gaia . La mission vient de ‘dresser le catalogue d’étoiles le plus riche jamais élaboré . L’espoir, c’est que grâce à lui, nos connaissances sur la Voie lactée connaissent – comme l’Univers – une phase d’expansion.

‘Frédéric Arenou nous présente une image artistique de notre galaxie: « La Voie lactée fait 100.000 années lumière de longueur, nous sommes à peu près à 26.000 années lumière du centre et on la connaît très mal, on connaît mal le nombre de bras de la galaxie, où se forment les étoiles : eh bien, Gaia va nous le dire , » affirme-t-il.

‘Gaia devrait nous en dire long. Le télescope de l’ESA – l’Agence spatiale européenne – a réalisé des mesures de haute précision de près d’1,7 milliards d’étoiles : soit plus de dix fois plus que lors de la précédente mission européenne avec le satellite Hipparcos.

‘C’est tout simplement, une étape décisive dans l’histoire de l’astronomie . « D’un seul coup, on a un échantillon énorme d’objets pour lequels on connaît leur distance, donc leur luminosité, » souligne Frédéric Arenou. « Donc à partir de leur luminosité, on va pouvoir déduire leurs propriétés physiques qu’on essayait d’extrapoler avec d’autres méthodes auparavant : là, d’un seul coup, on a une réponse ! » s’enthousiasme-t-il.

La meilleure image de la Voie lactée jamais réalisée

Cartographier les étoiles, ‘c’est l’essence même du travail des astronomes depuis des siècles . L’une des grandes tentatives internationales a débuté justement à l’Observatoire de Paris en 1887 : un projet appelé « La Carte du ciel » qui a abouti à des cartes stellaires complexes.

Aujourd’hui, les astronomes disposent d’un télescope qui peut prendre des images d’une définition d’un milliard de pixels.

« Gaia se trouve à 1,5 millions de kilomètres de la Terre, il est aligné sur un axe Soleil-Terre-Gaia, il tourne sur lui-même en six heures et il a plusieurs mouvements, » nous explique Chantal Panem , chef de projet exploitation Gaia au CNES. « Ce qui fait qu’il peut observer toute la galaxie et en quelques années, on a une carte complète du ciel, » assure-t-elle avant de préciser : « Gaia dispose de trois instruments : un astromètre qui mesure notamment les positions, un photomètre qui mesure les couleurs et un spectromètre qui mesure les vitesses radiales qui sont les vitesses d’éloignement et de rapprochement des étoiles, » dit-elle.

Le Finlandais Timo Prusti qui dirige l’équipe scientifique dédiée à Gaia au sein de l’ESA nous montre le résultat le plus spectaculaire : une vue exceptionnelle de notre galaxie depuis l’espace, la meilleure image de la Voie lactée qui ait jamais été réalisée.

« Nous mesurons l’ensemble des étoiles que nous observons dans différents secteurs du ciel, » indique Timo Prusti en nous présentant cette image. « On voit une structure aplatie : c’est le disque de la Voie lactée ; on voit qu’il y a des zones sombres devant : cela veut dire qu’à ces endroits, on voit moins d’étoiles alors qu’en réalité, il y a plus d’étoiles, mais il y a de la poussière devant et c’est pour cela qu’on ne voit pas d’étoiles, » déclare-t-il.

Des surprises ?

Les données de Gaia ont été réunies sous la forme d’une animation inédite de la Voie lactée. Elle montre en accéléré comment les étoiles se déplacent dans l’espace et le temps dans notre région de la galaxie. En observant cette animation et en étudiant l’ensemble des informations, les astronomes sont capables de scruter l’obscurité et de distinguer des choses qu’ils ne s’attendent pas forcément à voir.

« On pense que notre Voie lactée est un disque avec une structure spirale où tout se déplace dans une magnifique rotation, » rappelle Timo Prusti. « Mais ce que l’on constate déjà avec ces dernières données fournies par Gaia, c’est que les étoiles – un peu plus loin de notre Soleil – ne se comportent pas de manière aussi régulière que ce que l’on pensait : elles sont perturbées, » fait-il remarquer. « Quelque chose a perturbé notre Voie lactée et on ne sait pas encore ce que c’est, mais je m’attends à ce que de nombreuses études soient menées sur ce point en particulier, » conclut-il.

Être en mesure d’explorer le passé et l’avenir de notre galaxie de l’intérieur – depuis un poste d’observation au sein de la Voie lactée -, c’est la promesse de toute une série de découvertes dans l’ensemble des champs de l’astronomie.

‘François Mignard, directeur de recherche émérite au CNRS, est l’un des pères fondateurs de la mission Gaia. Il espère notamment que cela permettra de résoudre l’un des grands mystères de notre galaxie : combien de bras compose sa structure spirale ?

« Il y a maintenant, tous les ingrédients avec cette remise de données : on a les mouvements et les distances pour étudier les bras, » précise François Mignard . « Mais la question n’est pas simplement de savoir : ‘Est-ce qu’il y a des bras, est-ce qu’il n’y en a pas ?’ C’est : ‘Les étoiles présentes dans ces bras sont-elles différentes ? Sont-elles nées en même temps ? Y a-t-il une histoire particulière des bras ? Est-ce que l’un des bras n’est pas le résultat d’une fusion avec une galaxie extérieure ? C’est à ces questions là que les gens vont tenter de répondre et les données Gaia sont absolument fondamentales pour ce type d’études, » insiste-t-il.

‘ »Il n’y a rien de fixe, tout bouge »

Évidemment, l’astronomie a beaucoup évolué depuis la fondation de l’observatoire de Paris il y a 351 ans. Les télescopes spatiaux permettent aujourd’hui de réaliser des mesures de précision d’objets qui se trouvent à des millions d’années lumière et notamment de découvrir que tout est en mouvement…

« Il n’y a rien de fixe, tout bouge, » indique l’ingénieur de recherche Frédéric Arenou. « On tourne avec la Terre autour du Soleil à 30 km/s : ça fait 100.000 km/h ; puis le système solaire lui-même se déplace dans la galaxie à 230 km/s : c’est énorme et notre galaxie est elle-même dans un ‘groupe local’ et elle bouge dans ce groupe local à 60 km/s et le groupe local lui-même bouge à 600 km/s : ça doit faire 2 millions de km/h : c’est gigantesque. Tout est en mouvement ! » lance le scientifique.

‘Cette nouvelle publication de données par Gaia marque un tournant dans l’étude de la Voie lactée.

Et l’histoire est loin d’être finie : le satellite continue d’envoyer tous les jours quantité d’informations. Une nouvelle série de données devrait être rendue publique dans les prochaines années.

Source : http://www.planet.fr/videos-a-la-une-gaia-nous-donne-les-cles-de-la-voie-lactee.1561253.12214.html

 

Quand les assistants vocaux entendent des voix

Le 19 mai 2018 – 02h45

En 2017, Burger King avait fait sensation en insérant dans une publicité ce message : « O.K., Google, what is the Whopper burger?”. L’assistant vocal se réveillait alors pour lire la page Wikipedia du célèbre sandwich. Une expérience qui a pris fin au moment où des petits malins ont modifié la page Wikipedia afin d’y insérer des blagues. Dans cette expérience, c’est le comédien qui prononçait la phrase, audible par les téléspectateurs, mais il est maintenant possible de déclencher les assistants de manière « inaudible».

Plusieurs études menées par des chercheurs, aux Etats-Unis et en Chine, ont permis de démontrer que des messages inaudibles par l’oreille humaine peuvent être envoyés à des assistants vocaux, qui non seulement les entendent, mais leur obéissent. C’est ce que révèle un article publié le 10 mai 2018 dans le New-York Times, Alexa and Siri Can Hear This Hidden Command. You Can’t.

Alors que l’on associe une approche anthropomorphiste aux interfaces dites naturelles, en attribuant aux machines des capacités d’écoute similaires aux humains, la réalité est très différente… Dans les systèmes dits de speech-to-text, le son est traduit en lettres, mots et phrases par un logiciel de retranscription de la parole. En effectuant des légères modifications sur des fichiers audio, les chercheurs parviennent à neutraliser la traduction telle qu’elle aurait dû être effectuée pour la remplacer par une version traduite différemment par la machine, sans que l’oreille humaine ne perçoive quoi que ce soit.

Les équipes de chercheurs de l’université de Berkeley ont ainsi pu cacher des messages de commande dans des bruits blancs qu’ils jouaient par-dessus le son de vidéo Youtube, pour faire appeler des numéros de téléphone ou ouvrir des pages web. Ils auraient pu tout aussi bien activer des fonctions plus gênantes, déjà disponibles via la commande à distance, comme ouvrir des portes ou transférer de l’argent. Un exemple qui démontre qu’il est encore aisé de tromper et manipuler certaines intelligences artificielles.

S’il est possible de modifier des sons pour en changer le message, on peut également diffuser des sons blancs, complètement imperceptibles, sans avoir recours à la couverture d’un quelconque habillage sonore, tel de la musique. En septembre dernier, une équipe chinoise a mis au point le système dit DolphinAttack, qui envoie de faux messages, dans un apparent silence, et désactive les réponses de l’assistant vocal. Il devient alors possible de le contrôler sans risque de se faire repérer par son propriétaire.

Si les fabricants d’assistants connectés, Google, Amazon et Apple annoncent tous mettre en place des mesures de sécurité pour prévenir de telles pratiques, les outils de reconnaissance vocale peuvent comporter des vulnérabilités. Les exemples sont déjà nombreux, comme autant de démonstrations de la nécessaire prise en compte de ces risques dans le développement et l’utilisation des assistants vocaux. Comme nous l’indiquions dans un article LINC : « les impacts du consentement à la collecte de nos données par de tels dispositifs ne sont pas que personnels, mais aussi collectifs, dans la mesure où nous entrainons nos proches dans cette collecte sans qu’ils en aient nécessairement conscience ». Quid d’un faux consentement recueilli par l’intermédiaire d’un dispositif ayant pour but de tromper l’IA de l’assistant vocal, qui pourraient engendrer du point de vue de l’utilisateur une forme de violation de ses données par l’entremise d’un tiers. In fine le fabricant d’assistants personnels doit se prémunir et protéger ses systèmes, notamment au regard du principe de sécurité des données, inscrit dans l’article 5 du Règlement européen.


Illustration : Anomalie Glitch Art Distorsion – cc-by 5187396 (Pixabay)


Source : Régis Chatellier

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