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Le lancement d’Ariane5 – VA242

05/04/2018 – 12h52

C’est ce soir à partir de 23h19 !

En direct depuis Kourou sur

visuel d'annonce : lancement d'ariane 5, jeudi 5 avril en direct sur ariane.cnes.fr à partir de 23h19 #ariane5 #VA242
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Contre la contrefaçon, des ordinateurs gros comme des grains de sel

05/04/2018 – 08h31

 

IBM a présenté ses travaux sur les «cryptoanchors», des ordinateurs d’un millimètre carré reliés à la blockchain et qui, placés sur chaque produit, pourrait en assurer l’authenticité.

Chaque année IBM présente les 5 technologies qui, selon elle, «auront le plus grand impact sur la vie quotidienne au cours des cinq prochaines années.» Parmi la sélection 2018 présentée le 19 mars dernier, les «cryptoanchors» comptent résoudre le problème de la contrefaçon de produits. Ces ancres cryptographiques imaginées par les chercheurs de l’entreprise américaine regroupent sur un carré de 1 millimètre de côté une cellule photovoltaïque, de la mémoire, des led et «plusieurs centaines de milliers de transistors.»

IBM affirme que «le plus petit ordinateur du monde» qu’il propose coûtera «moins de dix cents à fabriquer» et pourra être intégré à tous les produits susceptibles d’être contrefaits : aliments ou médicaments (la cryptoanchor peut être comestible assure l’entreprise) ou encore composants électroniques ou articles de luxe. En scannant cette ancre avec son smartphone le client final pourrait ainsi vérifier l’authenticité de son produit. IBM indique que les informations stockées et modifiées sur ces cryptoanchors pourraient également être enregistrées sur la blockchain pour sécuriser les complexes chaînes d’approvisionnements qui existent aujourd’hui (des dizaines de fournisseurs, sur plusieurs pays).

Big Blue a également présenté une variante de ce dispositif d’authentification en encodant à l’aide de points de couleurs les informations liées au produit. Une goutte d’eau placée sur cette puce active l’encre créée par IBM et révèle 32 points qui, sur 8 couleurs, contiennent 152 bits de données sur le produit qui la porte. «Le nombre de combinaisons est suffisant pour étiqueter tous les tests de paludisme individuellement pour les 2 trillions d’années à venir», avance l’entreprise.

IBM Crypto Anchor

Source : Charles Foucault-Dumas

1.1.1.1 ou 9.9.9.9 ou 8.8.8.8 ? Quel DNS choisir ?

03/04/2018 – 18h17

Vous n’en avez peut-être pas conscience, mais à chaque fois que vous tapez une URL dans la barre d’adresse de votre navigateur, celle-ci transite en clair jusqu’au serveur DNS que vous utilisez. Celui-ci se charge alors de la résolution du nom de domaine, et vous indique à votre machine comment se mettre en relation avec le bon serveur qui vous distribuera la donnée attendue.

Seulement voilà, niveau confidentialité, c’est pas top, car dans la majorité des cas, les appels DNS se font en clair. Ainsi, une entité située entre vous et le site contacté est donc parfaitement capable de savoir sur quel site vous allez. Après évidemment, comme la plupart des sites sont maintenant en HTTPS, ce que vous faites précisément sur ces sites est chiffré. Mais « on » sait encore sur quels sites vous allez.

Et cette donnée a de la valeur, car c’est grâce à cela qu’on peut faire de la big data, analyser vos habitudes, mieux vous cibler pour vous afficher de la publicité…etc.

Pourtant des solutions existent comme DNS-over-TLS et DNS-over-HTTPS qui permettent d’encapsuler les requêtes DNS dans des protocoles chiffrés. Malheureusement, elles sont encore peu implémentées.

Toutefois, cela risque de changer, car Cloudflare qui accélère une grosse partie des sites de la planète grâce à son CDN, propose maintenant son propre DNS. Et il est encore plus facile à retenir que le 8.8.8.8 de Google puisqu’il s’agit du :

1.1.1.1

Ou encore :

  • 1.0.0.1
  • 2606:4700:4700::1111
  • 2606:4700:4700::1001

Ma première pensée lors de cette annonce a été par rapport à la vie privée des internautes. Car comme toujours, cela est une solution à double tranchant. En effet, le fournisseur du DNS sait sur quels sites vous surfez.

Le DNS de Cloudflare est un bon DNS, car il est le plus rapide, mais aussi parce qu’ils ont pris les devants et s’engagent à ne pas revendre les données, et ne conservent pas les logs au-delà de 24h.

Le principal avantage bien sûr c’est que contrairement au DNS de Google qui permet de mieux vous profiler pour vous balancer de la pub, on sait que Cloudflare ne trempe pas là dedans. Cela reste une boite américaine donc c’est évidemment à prendre avec toutes les précautions d’usage.

Donc OK pour l’internaute c’est super.

Mais j’imagine que pour Cloudflare, connaitre les requêtes vers l’ensemble des sites web d’un grand nombre d’internautes, va leur apporter un avantage technique et commercial pour mieux gérer et vendre leur réseau CDN.

D’un côté, Cloudflare vous rend service, mais en échange, vous lui fournissez vos données de surf. (car Cloudflare continuera à le savoir alors que les intermédiaires comme votre FAI seront dans le noir). Ce n’est ni bien, ni mal, mais il faut en avoir conscience.

Si cela vous dérange, vous pouvez toujours vous retourner vers un DNS comme Quad9 dont l’IP est 9.9.9.9 qui est géré par une organisation à but non lucratif, et qui propose le même niveau de sécurité que celui de Cloudflare, avec je crois un peu d’intelligence dans la détection des menaces pour vous empêcher de vous retrouver sur des sites contenant des malwares ou des pages de phishing.

Il est un peu moins rapide, mais je pense que ça reste un bon compromis.

En tout cas, que vous choisissiez 9.9.9.9 ou 1.1.1.1, c’est à vous de décider, mais c’est l’occasion de stopper la collecte de vos données personnelles en passant par le 8.8.8.8.

Source : https://korben.info/

De la 4G bientôt sur la lune ?

01/03/2018 – 22h46

C’est le pari un peu fou de la société PTScientists qui s’est associée à Nokia, Audi et Vodafone. L’idée : déployer un réseau local pour la transmission d’images depuis le satellite avec l’aide de Space X.

Il n’y a pas encore de 4G partout en France mais il pourrait en avoir sur la Lune. Les Echos évoquent en effet le projet un peu fou de la société allemande PTScientists qui entend déployer installer un relais 4G sur le satellite. L’affaire doit évidemment être prise avec des pincettes mais elle a déjà suscité l’intérêt de l’opérateur télécom Vodafone, de l’équipementier réseau Nokia et du constructeur automobile Audi qui se sont associés au projet.

L’an prochain, à l’occasion le cinquantième anniversaire du premier pas de l’homme sur la Lune, la « Mission to the Moon », a pour objectif de financer et de réaliser le premier alunissage privé opéré par la désormais célèbre fusée Falcon 9 de SpaceX, qui embarquerait un module dédié baptisé Alina.

Ce dernier, une fois déployé fonctionnerait comme une antenne-relais et aurait à son bord deux véhicules Audi Lunar Quattro qui prendront des photos en haute définition transmises donc vers la Terre en 4G.

Au-delà de la prise et l’envoi de photos, ce projet vise également à préparer le terrain pour d’autres aventures en dehors de notre planète. « Pour que l’humanité puisse quitter la Terre, nous devons développer des infrastructures au-delà de notre planète d’origine », commente Robert Böhme, l’un des responsables du projet. Il s’agit d' »envisager de nouvelles façons de réduire les coûts de l’exploration spatiale « .

« Ce projet bénéficie d’une approche radicalement innovante du développement d’un réseau mobile. C’est également un parfait exemple de la capacité d’une équipe indépendante et polyvalente à viser un objectif très ambitieux grâce à son courage, son inventivité et son esprit d’aventure », ajoute Hannes Ametsreiter, PDG de Vodafone.

Source :

Pourquoi la dernière mise à jour de Firefox est essentielle

01/02/2018 – 12h34

Si vous utilisez le navigateur Firefox, n’oubliez surtout pas d’en faire la mise à jour car celle-ci corrige une faille importante.

firefox logo

Proposant un moteur de recherche plus rapide et plus puissant, Firefox Quantum contenait malheureusement jusqu’ici une faille de sécurité dans son code qui pouvait permettre aux hackers d’installer des logiciels malveillants chez les utilisateurs de Firefox en mode desktop. Ceux utilisant le navigateur sous iOS et Android ne sont quant à eux pas concernés par cette vulnérabilité. Sous Windows, de nombreux usagers pouvaient également subir un mauvais chargement des pages sans raison apparente. La version 58.0.1 de Quantum corrige également cela.

Aucune attaque du navigateur n’a été signalée depuis son lancement, mais il est évidemment plus prudent de faire la mise à jour au plus vite. La mise à jour comprenant le patch de sécurité (la version 58.0.1) est accessible sur le site de Mozilla via ce lien.

Disponible depuis un mois, Firefox Quantum a déjà été téléchargé plus de 170 millions de fois à travers le monde.

Source : @samueltub

LibreOffice 6.0 : nouveautés et interopérabilité

31/01/2018 – 22h07

Open Source : Pour sa septième année d’existence, le projet LibreOffice s’offre une sixième version disponible aujourd’hui au téléchargement. Cette nouvelle version de la suite bureautique apporte son lot de nouvelles fonctionnalités.
Trois ans après sa dernière version 5,0, LibreOffice fait peau neuve dans une nouvelle version 6,0 mise en ligne aujourd’hui. Pour ceux qui ne connaîtraient pas LibreOffice, il s’agit d’un fork d’OpenOffice, la solution de bureautique libre largement utilisée pour ceux qui rechignent à utiliser un équivalent commercial tel qu’Office 365. LibreOffice a été initié sur la base d’OpenOffice, après le rachat de Sun Microsystems par Oracle.

Cette nouvelle version de LibreOffice apporte une flopée de nouvelles fonctionnalités touchant à divers aspects du logiciel. La liste est longue et lechangelog complet peut être retrouvé ici. Mais on peut déjà mettre en avant la possibilité de créer des formulaires PDF en laissant certaines entrées vides pour l’utilisateur, la rotation d’image à la main dans l’éditeur de texte ou encore de nouvelles variantes pour la metabarre. Le correcteur orthographique de Writer a également été amélioré et prend mieux en compte les formulations parfois un peu complexes.

Mais l’essentiel des améliorations semblent avoir pris place sous le capot : la Document fondation, qui édite LibreOffice, indique en effet que cette nouvelle version dispose d’une meilleure prise en charge des formats tiers ainsi que les standards. Ainsi, LibreOffice permet d’exporter directement un document vers le format .epub, le format standard utilisé pour les documents destinés aux tablettes électroniques et aux liseuses.

Outre cet effort sur l’interopérabilité, LibreOffice incorpore également de nouvelles fonctionnalités dédiées au chiffrement des documents : il est ainsi maintenant possible de signer des documents ODT avec une clef OpenPGP. Le chiffrement complet des documents a également été amélioré, mais nécessite néanmoins l’installation de GPG sur la machine.

L’interface a été également revue afin d’harmoniser celle-ci avec celle du projet LibreOffice en ligne, version cloud de LibreOffice. Comme pour Office 365, cette solution permet d’installer et d’utiliser LibreOffice sur un serveur distant. Celle-ci avait fait son apparition avec la version 5,3 de LibreOffice et la version 6 est maintenant l’occasion d’harmoniser les différentes versions.

La Document Fondation conseille néanmoins aux entreprises qui souhaiteraient utiliser LibreOffice de rester sur la version 5.4.4, l’actuel version support longue durée du projet.

Source :

Voiture autonome : un bouton pour choisir si tuer ou être tué

23/01/2018 – 16h00

Si les voitures autonomes sont le futur de l’industrie automobile et devraient permettre de réduire le nombre d’accidents sur les routes grâce à l’Intelligence Artificielle et leur flopée de capteurs, il est impossible de penser que les accidents ne seront plus qu’un lointain souvenir. Dans certaines situations l’accident est inévitable. Dans ce cas-là, que va faire la voiture autonome ?

La question éthique en soulève bien d’autres, notamment au niveau des assurances et de la responsabilité. Trois chercheurs de l’Université de Bologne ont imaginé une solution qui met le propriétaire de la voiture au centre de ce choix… qui changerait légèrement les différents degrés d’autonomie de ces futurs véhicules !

En cas d’accident inévitable allez-vous tuer ou être tué ?

Les scénarios où l’accident est inévitable sont légion : un enfant qui d’un coup court sur la route, une voiture hors de contrôle… Supposons que dans une de ces situations l’Intelligence Artificielle en arrive à la conclusion suivante : il y aura forcément un accident mais elle peut changer l’issue de celui-ci. Un exemple classique dans le domaine est celui du « car scolaire »  hors de contrôle qui arrive vers vous sur un pont étroit.

La voiture autonome en déduit donc ces deux solutions qui sont les seules possibles dans la situation : soit elle continue sa route pour vous sauver la vie mais va faire basculer le car dans le vide tuant tous ses passagers, soit elle se jette elle-même dans le vide vous tuant mais sauvant la vie des enfants du car. Comment peut-elle choisir ? Et, surtout, qui prendra la responsabilité de ce choix ?

Fotolia Clubic voiture autonome

Un bouton pour choisir si sauver sa propre vie ou celle des autres

Dans un article publié en septembre 2017 dans la revue Artificial Intelligence and Law, les chercheurs Giuseppe Contessa, Francesca Lagioia et Giovani Sartor de l’Université de Bologne ont imaginé ce qu’ils appellent un « Ethical Knob » soit un « Bouton Ethique ». Ce dernier serait embarqué dans les voitures autonomes et modifierait alors l’algorithme de l’Intelligence Artificielle dans ce cas très précis où l’accident et la mort sont inévitables.

L’idée est de permettre aux propriétaires des voitures autonomes de prendre leurs responsabilités : soit ils décident de sauver leur vie faisant preuve d’égoïsme, soit ils décident de sauver les autres faisant preuve l’altruisme.

Mais l’idée de laisser le choix a un avantage : une personne peut modifier son approche du problème en fonction de sa situation personnelle. On peut imaginer, par exemple, un père de famille qui mettrait le bouton en mode « altruiste » lorsqu’il va au travail mais en mode « égoïste » lorsqu’il a ses enfants sur la banquette arrière.

Au final, pour les amateurs de paradoxes éthiques et de la série The Good Place, la question est toujours la même : la réponse au Dilemme du Tramway que l’on doit à Philippa Foot en 1967. Dans ce problème, devenu un meme sur Internet, on a le choix entre tuer une personne et en sauver cinq ou en tuer cinq et en sauver une.

Source : clubic.com